Un peu d'histoire
Le conducteur actuel pourrait croire que la législation routière n'existe que depuis quelques décennies. Faux, car il existait des règles de circulation et des agents pour les constater dès le début de la Belgique. Ces règles, peu nombreuses il est vrai, étaient principalement l'héritage de la loi française. Mais depuis, on s'est bien rattrapé...
Petite ballade dans le temps !
Début du 19ème siècle, en cette période d'insécurité et de guerres, les premières règles sur les grandes voiries et le roulage ont pour but principal d'assurer que la circulation ne soit pas entravée et que les routes restent en bon état.
C'est pourquoi on s'occupe avant tout d'empêcher la détérioration des routes et des ponts notamment en évitant la surcharge des voitures. Chose surprenante, une partie des amendes revenait aux agents verbalisant ce qui les encourageait à travailler d'arrache-pied.
En 1853, on trouve la première règle concernant la place des usagers sur la chaussée en réservant les trottoirs aux seuls piétons.
En 1867, on précise enfin que le conducteur est punissable s'il occupe le centre de la chaussée alors que d'autres véhicules sont en approche, sans qu'il soit indiqué de quel côté doit s'effectuer le croisement.
Etonnement, ce n'est qu'en 1899, à l'époque des premières automobiles, que l'on impose la circulation à droite sur tout le territoire.
1899 est l'année du premier vrai code de la route. Outre la circulation à droite, on y trouve notamment les premières limitations de vitesse pour les automobiles et les motos : 30 Km/h en rase campagne et 10 Km/h en agglomération.
L'immatriculation fait aussi son apparition pour ces mêmes véhicules. Les pistes cyclables sont officialisées et les luttes de vitesse sont elles interdites sans autorisation de l'autorité.
En 1924, apparaît le délit de fuite dans tous les pays à haute motorisation, dont la Belgique. Deux ans plus tard, en 1926, une convention internationale fixe la forme et la signification des signaux routiers de base.
En 1932, au vu de la croissance du parc automobile, on crée en Belgique la police spéciale de la route qui est équipée de motos et side-cars.
En 1935, la priorité de droite est instaurée mais uniquement, pour régler l'approche simultanée de deux conducteurs circulant sur des voies de même importance. Ce n'est qu'en 1961 que le principe de la priorité de droite se généralisera.
Après la seconde guerre mondiale, tout s'accélère. Il y a de plus en plus de véhicules causant de plus en plus d'accidents.
En 1958, on instaure la règle des 1,5 gr/l de sang. Des ballons fort peu précis sont censés en 1967 aider les policiers dans leurs constatations.
En 1959, le contrôle technique est généralisé.
A cette époque, les services de police s'engagent à fond dans la sécurité routière, aussi bien par la répression que par la prévention. On les voit dans les salons, les foires, sur les lieux de vacances et plus tard, directement à la radio ou à la télévision avec la création de l'émission "Contact" en 1970.
En 1968, on fixe le 60 Km/h en agglomération et en 1972 apparaissent les premiers radars encore très encombrants. En 1974, c'est le 120 Km/h sur les autoroutes.
En 1975, la ceinture devient obligatoire à l'avant et le taux d'alcool maximum passe de 1,5 à 0,8 gr. Le signal stop international est crée cette année là. 1975, c'est aussi la date de notre code de la route actuel. Même s'il a été modifié maintes fois depuis.
En 1977, ce sont les premiers examens pratiques pour le permis de conduire.
En 1991, la ceinture devient obligatoire à l'arrière et on passe de 60 à 50 KM/H maximum en agglomération. Enfin en 1994, on passe du 0,8 au 0,5 gr d'alcool par litre de sang.
Quant aux dernières années, elles sont toutes aussi riches en changement, des changements qui doivent encore, en principe du moins, être frais dans votre mémoire.